Récit de notre road trip en Nouvelle-Zélande

Récit de notre road trip en Nouvelle-Zélande

28 août 2018 1 Par Clarisse

Cet article est un peu différent de ce que je vous présente habituellement. Vous l’avez déjà surement lu sur le blog d’une ancienne camarade de classe car il était destiné à l’aider pour ses études. Mais j’ai pensé que vous le partager ici vous permettrai de le retrouver. Je vous raconte donc sous forme de récit notre séjour en Nouvelle-Zélande de février/mars 2016 (je vous prépare des articles plus détaillés pour chaque destination dans quelque temps) et cela jour par jour afin que vous puissiez avoir un aperçu de notre parcours ainsi que savoir de ce qu’il est possible de faire. Bien sûr, en 30 jours (sans les vols), visiter de fond en comble ses deux îles principales n’est pas réalisable mais nous avons organisés ce road trip avec nos préférences et certains conseils d’amis. C’est d’ailleurs ce road trip, après celui en Bulgarie, qui me poussa, un an et demie plus tard, à écrire un blog afin de vous partager nos aventures.

La Nouvelle-Zélande, pourquoi ? Pour vous dire la vérité, mon frère était dans ce pays depuis onze mois. Ensuite, il devait se rendre en Australie, où il y resta deux ans. C’était donc l’occasion de le voir et de profiter entièrement d’un pays puisque nous avions plus d’un mois de vacances. La Nouvelle-Zélande étant beaucoup moins étendue que l’Australie, un road trip de 30 jours dans ce pays était plus abordable. Et puis cette terre longtemps inconnue du reste du monde, cette nature encore très préservée et la culture maorie que nous ne connaissions absolument pas nous poussaient à nous envoler.

Intro - carte

En rouge, notre trajet de Auckland à Christchurch

J0 – Le départ

05 février 2016 en France

La veille, nous avions réservé une nuit proche de l’aéroport Charles de Gaule à travers l’application Airbnb. Notre vol était dans la matinée, nous préférions assurer nos arrières, surtout que nous n’avions pris aucune assurance. De plus, notre hôte proposait de nous emmener à l’aéroport à hauteur de 4€/personne. Pratique et plus sûr que les transports en communs parisiens… Mais c’était sans compter sur la grève des VTC du lendemain !

La chance que nous avons eue est qu’elle était hôtesse de l’air. Les grèves, elle connaissait ! Malgré son stress et le nôtre, nous sommes arrivés 10 minutes avant l’heure d’enregistrement des baguages en passant par l’entrée des agents aéroportuaires.

Ensuite, c’était parti pour le déroulement habituel des vols long-courriers. Une fois les portiques passés, nous avions 31 heures avant d’arriver dans ce pays tout nouveau pour nous. Paris CDG – Dubaï avec trois heures d’escale – Melbourne avec une heure d’escale – Auckland. Finalement, avec différents films, quelques jeux, un livres et des repas dans tous les sens, les vols se sont déroulés plutôt sans ennuis.

J0

Dernière escale à Melbourne

J1 – Arrivée à Auckland et montée à la Sky Tower

07 février 2016 en Nouvelle-Zélande (+12 heures par rapport à la France à cette période)

5h du matin, arrivée à Auckland. Nous avons pris un bus sans vraiment comprendre jusqu’où nous devions aller mais nous avons quand même trouvé le bon bus ! La fatigue nous poussait un peu à avancer sans trop réfléchir et puis, on se sentait vraiment en sécurité dans ce pays. Heureusement, nous avions téléchargé un GPS nécessitant aucune connexion internet donc nous avons suivi le chemin sur le téléphone jusqu’à un endroit approximatif où nous pensions être plutôt proche du logement réservé chez l’habitant – si cela vous arrive un jour, sachez quand même que la WIFI existe dans la plupart des bus néozélandais. Et finalement, nous n’étions pas vraiment proches. Une heure de marche avec nos sacs à dos d’environ 15 et 20 kilos (backpack comme disent les voyageurs !) dans des rues au dénivelé important sous un soleil qui nous assommait quelque peu.

Finalement, nous sommes arrivés à destination. Il était encore tôt, nous avons donc préféré attendre sur un espace vert, avec vue sur le pont Auckland Harbour Bridge, que la montre tourne encore et que l’on puisse sonner chez nos hôtes.

Vers 10h, après un petit somme, nous avons été accueillis très chaleureusement ! Enfin nous pouvions lâcher nos sacs et prendre une petite douche ! Ensuite, nous avons pu débuter notre visite de la ville.

Ce jour-là, nous sommes montés en haut de la Sky Tower, haute de 220 mètres, elle surplombe toute la ville ! L’expérience fut sympathique bien que ultra touristique. Comme nous faisions tout à pied et que la ville est grande, nous avions pas mal de marche. C’était donc la seule activité que nous avons fait ce jour-là. Mais nous sommes passés dans de nombreux quartiers, nous sommes aussi rentrés dans certaines églises ou lieux publics afin de nous imprégner de l’atmosphère très business de cette grande ville qui concentre à elle seule 30% des habitants du pays.

Couchés 20h, le décalage horaire nous jouait des tours !

J1 - derrière la vitre de la Sky Tower-min

Derrière la vitre de la Sky Tower

J2 – Randonnée sur le volcan Rangitoto

08 février 2016 en Nouvelle-Zélande

5h du matin. Nous avions pourtant mis le réveil qu’à 8h ! Encore un tour du décalage horaire.

Petit-déjeuner très bavard chez nos hôtes. Nous verrons ensuite que peu de néozélandais nous offriraient le petit déjeuner dans les logements Airbnb malgré leurs accueils toujours chaleureux. Mais peu importe, c’était aussi une façon de voyager qui nous permettait d’échanger avec les autochtones et d’en apprendre encore plus sur le pays.

Direction ensuite le port où nous avons pris un ferry pour le volcan Rangitoto. Celui-ci a formé une île suite à une éruption vieille de 600 ans. Journée de randonnée autour du volcan et ascension jusqu’au cratère. Au milieu de la randonnée, nous avons profité de faire une pause baignade sur une des plages de sable noir. Le paysage était splendide, terre et roches noires, végétation luxuriante, vue sur Auckland et l’océan Pacifique. Une superbe journée.

Retour dans le logement de la première nuit, couchés 20h une fois de plus !

J2 - vue d'Auckland sur l'île du volcan Rangitoto-min

Vue sur Auckland de l’île du volcan Rangitoto

J3 – Rotorua et village maori

09 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Deuxième étape. Direction le terminal de bus, toujours à pied.

Quelques heures nous séparaient de notre prochaine destination qui dès que l’on arriva fût reconnaissable par son odeur de soufre (pour ne pas dire œuf pourri !) et la vapeur s’échappant du sol à de nombreux endroits de la ville.

Pour l’anecdote, nous avons profité, à cet endroit, de faire une machine à laver chez nos hôtes. Avec 15 kilos sur le dos, nous avions assez de vêtements propres pour seulement une semaine, il fallait donc s’organiser. Nous les avons donc étendus sur le fil et lorsque, le lendemain, nous avons voulu les détendre, les tissus avaient imprégnés l’odeur du soufre ! Sympa !

Le programme de cette journée était une promenade dans la ville afin de la découvrir ainsi qu’une immersion dans un village maori, Tamaki Village. On ne va pas vous mentir, c’est touristique. Peu de maoris vivent encore à part de la civilisation actuelle. C’était une reproduction de village avec ses coutumes, ses sculptures et ses habitants.

Nous étions 4 petits bus, ce qui faisait un chef « d’équipe » pour chaque bus. Avant de rentrer dans le village, une cérémonie était obligatoire afin que le chef maori nous accepte grâce au respect que notre chef lui apporterait. Des danses guerrières et d’intimidation se sont déroulées devant nous. Vous connaissez surement le Haka ? C’est exactement ça, le Haka vient d’ailleurs d’ici.

Ensuite, nous avons pu découvrir le village, une visite guidée était organisée nous expliquant, par petit groupe, le but de chaque hutte, de chaque sculpture et de chaque personne. Puis, toujours par petit groupe (ce qui nous donnait moins l’impression d’être noyé au milieu des autres touristes) nous avons joué à des jeux traditionnels, bouts de bois, branches d’arbre et autres objets de la nature avec nous.

Pour clôturer la journée, le dîner. Un dîner cuit exclusivement sous terre grâce à la vapeur. L’île du nord est une île volcanique, d’où ses vapeurs et odeurs. De la viande et des légumes, genre pot-au-feu avec un petit goût différent suite à cette cuisson « naturelle ». D’ailleurs, des néozélandais à Rotorua utilisent aussi la géothermie dans la vie de tous les jours pour faire leur cuisine. Puis c’était l’heure de se quitter et de rentrer chez nos hôtes.

Ce soir-là, nous avons réussi à nous endormir beaucoup plus tard qu’à 20h ! On prenait enfin le pli.

J3 - Danses guerrières à Tamaki Village-min

Danses guerrières à Tamaki Village

J4 – Hobbiton et le parc Te Puia

10 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Départ en bus pour Hobbiton dans la ville de Matamata. Tous les fans de la trilogie du Seigneur des Anneaux connaissent ! C’est ici qu’ont été tournées certaines scènes, c’est le village des Hobbits. Nous avons pu faire une visite guidée en anglais, afin de mieux reconnaître certains passages des films et avoir un peu plus d’explications. Le village est d’ailleurs vraiment mignon. La visite se termine par une pause boisson au Green Dragon. Bière ou cidre dans des chopes identiques aux films. Il y a même un coin près de la cheminée. Mais comme on est dans l’hémisphère sud, c’était l’été là-bas alors mieux valait s’en éloigner !

Pour l’après-midi, nous avions acheté un ticket pour le parc Te Puia. Nous avons pu y découvrir, dans la nature mais sur des chemins dessinés par l’Homme pour la protection du site, des geysers, des marres de boue et d’eau bouillonnantes, le tout dans un super mélange de couleur et une odeur de soufre toujours bien présente. C’est aussi ici que nous avons pu voir nos premiers oiseaux néozélandais. Il y en a de toute sorte, de toutes les couleurs et ils sont vraiment jolis !

Retour en bus dans le centre de Rotorua pour manger et se promener au bord du lac.

J4 -Maison de Hobbit-min

Maison de Hobbit

J5 – Wai-O-Tapu puis Turangi, dans une ferme écologique

11 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Bus matinal, toujours plus vers le sud de l’île du nord.

Sur la route, nous avons fait une pause à Wai-O-Tapu appelé aussi Thermal Wonderland. C’est un parc du même genre que Te Puia mais en plus impressionnant. Les couleurs naturelles des minéraux sont tellement irréelles et jolies. On se croirait dans une peinture. Bon, toujours avec l’odeur du souffre, c’est vrai !

Vers la fin d’après-midi, nous étions arrivés à la dernière étape avant notre destination finale. Nous avions rendez-vous avec Lisa, une vraie maorie traditionnelle reconnaissable à son tatouage sur le menton. Pour aller jusqu’à chez elle, c’est Jeff qui venait nous chercher. La seule personne qui travaillait avec elle sur sa ferme, en dehors des whoofers (voyageurs qui échangent quelques heures de leur temps à travailler contre un toit et/ou des repas). Et là, l’aventure commençait vraiment ! Jeff arriva dans une voiture d’un autre âge et surtout très mal entretenue, disons très sale. Il prit nos backpack afin de les jeter dans sa remorque, où le sol était encore recouvert de terre. Ensuite, il dû débarrasser un siège arrière d’une tronçonneuse afin que je puisse m’assoir. Mr 2 pieds était, lui, devant, et mon frère ne nous avait pas encore rejoint. Durant la route, la chaleur était assez forte. Lorsque je descendis de la voiture, en shot/t-shirt, je me suis rendue compte que beaucoup de terre avait collée sur ma peau transpirante. Mais bon, on s’en souvient comme d’un bon souvenir !

Nous étions enfin arrivés chez Lisa. On déposa nos sacs dans notre hutte confectionnée avec des objets de récupération, on nous montra nos toilettes privées, à l’extérieur, une pour le pipi sans porte avec vue sur les légumes et un chemin et une pour le caca avec porte. Parce que oui, nos déchets ne sont pas utilisés de la même façon ! Ensuite, direction les douches solaires, cachées dans la forêt, il fallait les voir ! Puis visite de la cuisine, en extérieur, du poêle à bois pour faire chauffer l’eau, des nombreuses caisses pour trier les déchets et du seul évier où l’eau froide était courante. Ah aussi, j’oubliais le frigo sans électricité : un vrai réfrigérateur enterré dans le sol (qui lui reste frais), sous des arbres.

Suite à cela, Lisa demanda gentillement à Jeff s’il pouvait nous emmener nous rafraîchir dans la rivière qui descendait de la montagne. Cela afin d’attendre le repas du soir. Nous n’avions rien demandé mais nous avons accepté avec plaisir. Et quel bonheur de pouvoir patauger dans une eau pure et fraîche !

Pour la suite de la soirée, Lisa nous invita (dans un anglais mélangé au maori difficilement compréhensible), comme pour la soirée suivante, à manger avec elle, sa fille et les whoofers. Repas seulement composés de légumes, céréales et fruits du jardin. Du naturel, que du naturel. Nous avons pu faire la connaissance de français mais aussi de beaucoup d’américains venus de tout le pays (autant vous dire que nous ne nous sommes jamais fait à l’accent texan durant notre séjour !).

J5 - Lac aux nombreux minéraux dans le parc Wai-O-Tapu-min

Lac aux nombreux minéraux dans le parc Wai-O-Tapu

J6 – Tongariro Alping Crossing

12 février 2016 en Nouvelle-Zélande

C’est une des randonnées les plus connues et les plus jolies de Nouvelle-Zélande. Et je peux vous dire que vous en prendrez plein la vue si un jour vous avez la chance de vous y rendre.

Départ aux aurores, vers 6h. Il faisait d’ailleurs encore nuit. C’est Jeff qui nous emmène avec deux autres locataires, un américain et une indonésienne vivants à Singapour, logeant une hutte plus loin. Avant de partir, on s’assure que l’on a suffisamment d’eau et de nourriture car on sera en pleine nature et en montagne pendant 20 kilomètres.

Les premiers kilomètres se déroulèrent parfaitement. Puis le soleil se leva et nous compliqua un peu la tâche. On traversa dans un premier temps de vastes espaces de verdure et de petites fleurs. Puis, on arriva sur les roches volcaniques, noires. La montée était assez rude, pourtant, on était habitué à marcher. Le soleil se fit vraiment sentir, on avait déjà bu plus d’une bouteille d’eau. Petite pause déjeuner vers 11h.

On continua, dans des paysages lunaires, désertiques et volcaniques. Encore une montagne à gravir. Des cordes étaient fixées à un endroit de la randonnée, les gens étaient à la queue leu-leu, on était presque à quatre pattes. Arrivés en haut, qui en fait n’était que le milieu, on se refroidit vite avec le vent présent. Les k-way et polaires nous étaient bien utiles à cet endroit et la casquette toujours de rigueur car le soleil n’avait pas disparu.

On continua donc à monter, c’est un peu plus facile avec les températures qui avaient baissé.

Arrivée en haut, je suis un peu prise par le vertige mais au sommet, j’oublie tout face au paysage qui m’entoure ! Des lacs émeraude et turquoise, un cratère rouge, une roche aux teintes dégradées, c’est fou !

Après un nouveau pique-nique au bord du lac, c’était l’heure de continuer, il nous restait la moitié du chemin. On passa devant un nouveau lac, très bleu, celui que l’on apercevait au loin celui qui donnait l’impression de flotter entre montagnes et nuages (photos à retrouver dans l’article Sunshine Blogger Award).

Puis la fin de la randonnée s’annonça. La partie la moins marrante aussi car une fois descendu de la montagne, après la vue sur les villes alentours, nous marchions sur des chemins aménagés, bien nivelés mais sans plus value même si les plantes étaient sympathiques.

A l’arrivée de la randonnée, Jeff était là. Il revenait nous chercher, la randonnée ne formant pas une boucle. Nous retrouvions aussi nos voisins d’un jour qui nous proposèrent gentillement, à l’arrivée chez Lisa, de venir avec eux se baigner dans des bains aménagés avec de l’eau naturellement chaude. Très agréable après une randonnée.

Retour chez Lisa pour une douche solaire, chaude car le soleil avait brillé toute la journée !

J6 - Lacs émeraudes lors de la randonnée dans le Tongariro-min

Lacs émeraudes lors de la randonnée dans le Tongariro

J7 – En route vers la capitale Wellington

13 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Journée dans le bus principalement car la capitale n’est pas toute proche. Elle se trouve à la pointe sud de l’île du nord, celle qui touche presque l’île du sud.

Nous sommes arrivés en toute fin d’après-midi. Accueillis par Kimberly, dans une collocation de 4 jeunes, nous avons pu poser nos valises avant de discuter. Kimberly était une jeune femme pleine de vie, attendant seulement d’échanger et d’en apprendre plus sur les cultures du monde. C’est alors, qu’à peine arrivés, elle nous proposa de venir avec elle et ses copains fêter le nouvel an chinois.

Nous avons pu apprécier la gastronomie chinoise et regarder la Belle et le Clochard (« The Lady and the Tramp ») projeté en extérieur avec une bonne bière (à quand même 10 NZ$), munis de nos pièces d’identité (en Nouvelle-Zélande, si vous paraissez moins de 25 ans, la pièce d’identité est obligatoire, même si l’âge légal est 18 ans).

Pour clôturer cette belle soirée et toutes ces rencontres, ils nous ont proposé de nous emmener sur le Mont Victoria, montagne qui domine la ville de Wellington. Là, nous avons pu avoir un beau panorama de la ville de nuit. Nous y retournerons d’ailleurs plus tard, à pied et de jour.

J7 - Vue de Wellington du haut du Mont Victoria-min

Vue de Wellington de nuit du haut du Mont Victoria

J8 – Wellington

14 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Pour commencer la journée, nous nous sommes rendus dans le musée incontournable de la Nouvelle-Zélande, le seul que l’on fera durant ce séjour, afin d’en apprendre plus sur l’histoire de ce pays.

Te Papa est immense, il reprend l’histoire de la création du monde à aujourd’hui. Mais nous nous sommes plutôt concentrés sur la partie contemporaine car la Nouvelle-Zélande a été découverte il y a seulement quelques centaines d’années.

Vous y retrouverez l’importance de la culture maorie (il existe très peu de religion mais énormément de traditions maories qu’ils prennent très au sérieux. D’ailleurs, beaucoup disent Bonjour en maori – Kia Ora !), l’arrivée des premiers colons, des premiers immigrés suite aux deux Guerres mondiales et suite aux alliances, ainsi que l’importation de nouvelles espèces (faune et flore) à cause des raisons précédentes qui ont changé le visage de la Nouvelle-Zélande. C’est donc pour cela qu’aujourd’hui ils prennent énormément de précautions (interdiction d’amener avec soi : fruits, graines ou animal par exemple). Histoire intéressante et très différente de la nôtre !

Après avoir passé pas loin de 4 heures dans le musée, nous avons décidé de nous arrêter là. Au moins, nous avons vu toute la partie qui nous intéressait.

Pour le reste de l’après-midi, nous nous sommes baladés autour du port. Wellington est dite « la petite capitale la plus cool du monde ». Vous comprendrez vite pourquoi avec les nombreux shows de rue, plongeoirs aménagés sur le port, musiciens de rue, terrasses de café les pieds dans l’eau ou sur des poufs dans l’herbe, etc. Et c’est vrai que dès le premier soir, on avait senti cette ambiance.

Puis, pour bien finir cette journée, nous sommes partis randonner sur le Mont Victoria afin d’admirer la vue panoramique de la ville, de jour.

En Nouvelle-Zélande, la vie est assez chère, nous avons donc très peu mangé à l’extérieur (3 fois !) ou profité des bars. Mais ce soir-là, le décalage horaire ne nous troublant plus tellement, nous avions décidé de nous rendre à Cuba Street, une des rues animées de la capitale, pour manger un petit quelque chose.

J8 - Sur le port de Wellington-min

Sur le port animé de Wellington

J9 – La nature dans la capitale

15 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Les oiseaux en Nouvelle-Zélande, c’est un peu comme les kangourous en Australie ou les vaches en Normandie ! Vous connaissez d’ailleurs surement le kiwi, oiseau de nuit, de la taille d’une poule qui est incapable de voler. Nous en avons vu qu’une seule fois durant notre séjour, des kiwis en captivité, dans le parc Te Puia. C’est quasiment impossible d’en voir dans la nature, ils sont très vulnérables et se font très vite attaquer par les autres animaux.

Et donc, pour voir ces fameux oiseaux du bout du monde, nous sommes allés au parc Zealandia sur les conseils de Kimberley. C’est le premier écosanctuaire urbain du monde, où les oiseaux sont protégés par une clôture anti-prédateur mais libres de sortir ou non (puisque ouvert au-dessus des clôtures). Le but principal étant de restaurer la forêt et les cours d’eau de la vallée de Wellington dans un délai de 500 ans.

Nous en avons vu de toutes les couleurs même s’il est très difficile de les prendre en photo car ils sont rapides ! Nous avons vu seulement une espèce d’oiseau ressemblant à des dinosaures et ne volant pas, mais aussi des petits reptiles en liberté ou dans des vivariums.

Nous avons passé presque toute la journée à sillonner les 225 hectares de cette forêt en pleine ville.

Lorsque nous sommes sortis du parc, nous sommes redescendus à notre logement par le jardin botanique de la capitale.

J9 - Dans le parc Zealandia-min

Dans le parc Zealandia

J10 – Ferry vers l’île du Sud

16 février 2016 en Nouvelle-Zélande

C’est le jour où nous quittions l’île du nord pour l’île du sud dans le but de retrouver mon frère. Avant d’embarquer sur le ferry, nous avons pris un peu le temps de nous promener dans le quartier politique de Wellington.

Le moment de partir sonnait. Le temps était un peu gris mais tout au long de la navigation, nous avons quand même pu observer le paysage. Les Marlborough Sounds approchaient. C’était magnifique de voir cette terre ocre et verte sortir de l’eau. Du relief, en permanence, comme des coussins confortables.

Bon, comme toujours, nous étions en retard. Comme pour le bus. Ici, il ne faut pas être pressé. Même dans les fastfoods ou les supermarchés, la vie est assez lente, du moins, pour nous, français.

Nous sommes arrivés une fois de plus dans une nouvelle famille. Cette fois-ci, des immigrés autrichiens. Des immigrés de la génération dernière, ayant la 60ène. Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de venir habiter dans ce pays, en dehors du visa traditionnel d’un an. Il limite l’immigration, comme il limite l’importation de nouvelles espèces (faune et flore) pour protéger le pays.

J10 - Arrivée à Picton par le ferry-min

Arrivée à Picton par le ferry

J11 – Pluie

17 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Premier jour de pluie. Mais pas une petite pluie fine, une vraie tempête.

Nous devions randonner toute la journée dans les Sounds que nous avions traversés la veuille en bateau, la Queen Charlotte Track. Pour cela, il nous fallait prendre un petit bateau, un water taxi comme ils l’appellent.

Après un petit déjeuner copieux chez notre hôte (qui faisait vraiment du bien car depuis le premier jour, nous n’avions plus eu de vrai petit-déjeuner), nous avons pris notre courage à deux mains, mis nos k-way et nos chaussures de randonnées puis nous sommes descendus par la route qui menait au centre-ville et au port. C’était peine perdue. Arrivés au port, aucun bateau ne partait et la tempête était encore un peu plus forte. Nous avons donc fait demi-tour. Ce sera la seule balade de la journée, nous étions trempés !

Rentrés chez notre hôte, il nous offrit une bière. Il était tellement désolé de ce temps et que cette randonnée magnifique nous passe sous le nez. Pourtant, personne n’y pouvait rien !

On joua aux cartes toute l’après-midi après avoir mangé dans un restaurant de poisson du centre-ville.

J11 - Journée Off-min

Journée Off à cause de la tempête

J12 – Direction Nelson

18 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Grasse matinée afin d’attendre le départ du bus à 13h. La pluie s’était arrêté, le soleil était revenu.

Nous avons pris le temps de nous détendre au bord de la petite plage de Picton avant de repartir vers une nouvelle ville.

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés dans cette ville d’artiste. Du moins, c’est ce qu’on avait lu. On trouva pourtant peu de galeries et seulement quelques œuvres de street art.

Nous avons profité de cette petite promenade de fin de journée pour faire des courses afin de cuisiner chez nos hôtes. C’est aussi ça le voyage, s’organiser pour manger à sa faim tout en s’imprégnant de la culture.

J12 - Arrivée à Nelson-min

Le port de Nelson

J13 – Abel Tasman, entre jungle et paradis

19 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Levés aux aurores, direction le bord de mer plus au nord en longeant la côté vers Motueka. Ici nous avons pris un second bus, compris lui dans notre activité du jour, direction Marahau, à l’entrée du Parc National d’Abel Tasman.

C’est un parc immense avec une belle biodiversité. Dans l’idéal, nous souhaitions rester plus d’une journée mais les aléas du road trip en ont décidé autrement. Nous n’avions pas pu louer une voiture à Picton comme prévu. Nous étions donc toujours à pied, backpack sur le dos, avec seulement un bus par jour traversant la côte ouest en boucle.

Lorsque le jour se levait à peine, nous avons pris un water taxi qui nous emmena sur une plage où nous étions un peu seuls au monde. Cette journée s’annonçait assez sportive ! D’abord quelques kilomètres à pied. L’eau était bleu, transparente même, et le sable blanc. Le tout formant des îlots envahis de fougères géantes, d’arbres et de rivières. Une vraie carte postale. Nous avons aussi dû passer sur des ponts suspendus, ça bouge !

Au bout de quelques heures, nous avons fait une pause pique-nique sur une plage que l’on peut dire paradisiaque. Les sandfly, petits moucherons de sable provoquant de grosses piqûres qui grattent énormément, nous ont vite attaqués. Seuls moyens d’y échapper : une bombe anti-insecte ou une baignade dans une mer à la couleur plus qu’attirante mais froide. Nous choisirons quand même la deuxième proposition !

Il était temps de repartir, cette fois ci, en canoë. Grace à cette randonnée sur l’eau, nous avons pu nous approcher de certaines côtes abruptes où se nichent oiseaux et autres espèces. Une autre vision de ce parc national qui restera surement à jamais gravé dans nos mémoires.

Le soir, après une dernière balade dans la ville de Nelson afin de la connaitre un peu plus, nous retrouvions nos hôtes. Une fois le bébé couché et quelques échanges sur nos vies respectives, nous avons commencé à cuisiner puis bu une petite bière autour d’une table afin de réorganiser la suite de notre road trip puisque nous n’avions pas pu avoir de voiture. Du moins, pour le moment.

J13 - Randonnée dans la parc national d'Abel Tasman-min

Randonnée dans la Parc National d’Abel Tasman

J14 – Punakaiki, perdu entre jungle et mer

20 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Après quelques heures de bus, nous arrivions sur la côte ouest à Punakaiki. Coin perdu entre montagnes, jungle et bord de mer, un endroit idéal pour profiter de notre premier couché de soleil.

Mais avant, nous avions prévu une randonnée de quelques heures dans le Parc National de Paparoa. Après avoir déposé nos sacs dans le backpack (dans ce cas-là, cela signifie aussi une auberge de jeunesse en « libre-service » (il existe seulement un accueil pour réceptionner les personnes et l’argent des nuitées) où les backpacker (voyageurs en sac à dos) peuvent se reposer et se restaurer avec leurs provisions), seul logement pour les voyageurs dans le coin, nous partions.

Pour commencer, nous nous sommes écartés de la côte en s’enfonçant dans la jungle. Je parle de jungle car c’est l’impression que ça donne avec cette végétation dense et omniprésente mais sachez que l’on voit quand même le ciel à certains endroits et que l’on réussit toujours à se frayer un chemin, même s’il faut par exemple sauter au-dessus d’un tronc d’arbre tombé. Après plusieurs kilomètres, nous sommes arrivés à une rivière redevenue bleu ciel (celle que nous avions dans la végétation était plutôt marron).  Là, le grand air s’offrait de nouveau à nous. Nous avons pris un pont, croisé des chevaux puis la côte était de nouveau visible.

Nous sommes arrivés devant les Blowholes (geyser maritime où lorsque la mer entre en dessous, l’eau ressort sous forme vapeur par un petit trou au-dessus grâce à la pression) et les fameux Pancakes Rocks (roches calcaires érodées par les vagues). Le bruit était impressionnant, la mer claquait sur les rochers, à certains endroits, c’était une machine à laver. Pourtant, la marée était basse, il nous faudra donc revenir le lendemain matin, à marée haute pour se retrouver dans un lieu encore plus assourdissant.

La soirée, nous l’avons d’abord passé à la plage pour le coucher de soleil puis dans la cuisine du backpack, le temps que notre nourriture cuise. Le repas du voyageur est simple, c’est très souvent des salades composées à base de pâtes ou de riz et sans viande. Surtout dans un pays anglo-saxon où les produits étaient assez loin de la qualité que nous pouvions trouver en France. Mais manger n’était pas notre préoccupation première dans ce pays. Ce soir-là, nous avons croisé un seul autre voyageur dans la cuisine. Pas très bavard. Nous avons donc passé la soirée entre nous, autour de cartes !

J14 - Randonnée dans le parc national de Paparoa-min

Randonnée dans le Parc National de Paparoa

J15 – Hokitika et ses plages sauvages

21 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Nous devions attendre le début d’après-midi, heure à laquelle nous étions arrivés, pour reprendre le seul bus qui faisait la boucle de la côte ouest. Nous en avons donc profité pour retourner aux Pancakes Rocks afin de voir et d’écouter ce spectacle à marée haute.

Puis quelques heures de bus et l’arrivée à Hokitika, mignonne petite ville, mais toujours rien de transcendant, comme dans toutes les villes pour le moment. Ici, c’est la nature qui impressionne.

A pied, nous avons traversé la ville et montée la colline jusqu’à l’aérodrome afin de récupérer notre voiture de location. Enfin, nous avions un moyen de transport plus adapté pour la côté ouest !

Pour la fin d’après-midi, nous sommes donc directement allés aux gorges de Hokitika. Pont en corde, eau plus bleue que bleue, roche blanche, nature toujours aussi verte, un autre paradis sur terre ! La couleur bleu pastel et opaque de l’eau était dû à un mélange d’eau des glaciers et de cristaux de roche. Lorsque vous la touchez, elle est douce et un peu épaisse.

Afin d’atteindre ces gorges nous avons dû marcher quelques petites heures. La fin de journée arrivait, il était temps de repartir, même si ce soir-là, nous étions « libre », nous avions décidé de dormir sur une aire de camping, sans tente

Nous souhaitions voir un beau coucher de soleil. La veille à Punakaiki, des nuages nous avaient empêchés d’en profiter pleinement. La côte ouest est réputé pour ses belles couleurs à la tombée de la nuit, il faut dire qu’à l’Est, vous ne verrez jamais le couché de soleil, les montagnes le cachent avant qu’il disparaisse à l’horizon. Nous avions prévu une petite bière (sachez quand même qu’en Nouvelle-Zélande, il est interdit de boire dehors, sauf exception, que nous avons seulement vu dans certaines grandes villes comme Queenstown) et des chips. La soirée s’annonçait belle, ce fut le cas, même si une horde de mouettes volait au-dessous de nous dans l’espoir de nous piquer des chips !

Une fois que le ciel était devenu noir, nous sommes partis à la recherche d’une aire de camping. Le camping sauvage, même dans une voiture ou un van ou même sur un banc public, est interdit en Nouvelle-Zélande et passible de 200 NZ$ d’amende. Et ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne rigole pas là-bas.

Au bout d’une petite demi-heure, nous avions trouvé le lieu. Au bord d’un lac, 6 NZ$ par personne à mettre dans une boite avec le numéro de la plaque d’immatriculation.  Aucune douche, seules des toilettes sans lumières et sans papier. Ce soir-là, c’était assez humide, nous avons dormi dans la voiture. Assez mal, il faut l’avouer !

J15 - Gorge de Hokitika-min

Gorge de Hokitika

J16 – Copland Track

22 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Réveil aux aurores. Le lac était magnifique au petit matin (voir photo dans l’article Sunshine Blogger Award). Les nuages roses et bleus se reflétaient sur lui. Difficile d’émerger, la nuit a été courte et pas très confortable. On mit pas mal de temps à déjeuner, se réveiller et partir.

Nous avons donc commencé notre randonnée du jour, la Colpland Track, que vers 11h, le temps de faire la route. La rivière Copland s’écoule sur 20 kilomètres à partir de sa source des Alpes du sud. Le but était donc de la remonter. En haut, des bains naturels d’eau chaude nous attendaient.

Mais c’était sans compter notre mauvaise organisation suite aux changements des derniers jours. 20 kilomètres aller d’accord mais ensuite, il fallait revenir ! Nous avons donc marché une vingtaine de kilomètres aller/retour dans la journée mais sans atteindre les sources d’eau chaude. Dommage.

Nous nous sommes quand même régalés du paysage toujours autant féérique, de cette randonnée pas si facile que ça où nous devions parfois monter de belles pentes, passer au-dessus de racines, marcher en équilibre sur des pierres ou enlever les chaussures pour traverser un ruisseau.

Cette nuit-là, nous avons conduit vers le sud, direction les glaciers. Nous avons fait des pieds et des mains pour trouver un logement pour la nuit. Nous avions besoin de nous reposer pour le lendemain. Nous avons finalement trouvé un backpack où il restait des places en dortoir, dans des lits superposés mais pas dans la même chambre. Tant pis, c’était le risque quand on ne réserve pas à l’avance !

J16 - Sur la Copland Track-min

Sur la Copland Track

J17 – Franz Joseph Glacier

23 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Réveil aux pieds des glaciers. Le temps était plus frais, on ressortit les pulls et les pantalons.

Pour cette journée, nous sommes allés en ville afin de réserver une randonnée avec un guide de montagne. Le but étant d’approcher le glacier Franz Joseph un maximum et d’apprendre un maximum d’information sur la nature qui nous entoure. Une journée riche en émotions.

Deux groupes étaient prévus. Les guides ont donc décidé : un hors sentier battus et l’autre par les chemins aménagés. Nous étions plus que 5 jeunes dans le groupe hors sentier battus. Une superbe opportunité ! Le guide nous a fait passer à travers la flore où, parfois, nous ne voyons plus où nous mettions les pieds, le sol glissait et l’eau coulait en fins filets. Plus d’une fois on s’est pris une branche dans la figure ! Mais qu’est-ce que c’était sympa, comme des enfants en pleine exploration d’un autre monde. Le guide nous parla de plusieurs plantes, on se fit des peintures de guerre avec le minéral orange d’une pierre, on mangea une plante au goût très épicé mais vraiment sympa ainsi que les graines des fougères, on apprit à chercher les traces d’Opossum (rongeurs ravageurs mangeurs de kiwis (l’oiseau)), que le sable gris sur lequel on marchait était commercialisé car ses minéraux avaient beaucoup de vertus et à découvrir la signification des symboles maoris (qui se trouvent dans la nature). Puis il nous parla du paysage, du glacier qui recule d’année en année, de la faille sur une montagne en face de nous qui s’était formée suite au tremblement de terre de 2011 (de magnitude 6,8), etc.

Après tout cela, nous sommes arrivés face au glacier. Le temps et l’ambiance étaient glacials, c’est le cas de le dire. Le soleil avait disparu. Notre guide nous proposa un chocolat chaud avant de repartir.

A la fin de la randonnée, nous avions en entrée gratuite pour les bassins d’eau naturellement chaude. Un bon moment de détente.

On dormit une dernière nuit dans le même backpack, toujours dans des chambres différentes !

J17 - Glacier Franz Joseph-min

Glacier Franz Joseph

J18 – Queenstown

24 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Avec Wellington, c’est une des villes les plus « cool » du pays. Beaucoup de jeunes, une bonne ambiance, des spectacles de rues, un joueur de piano sur le port, etc.

Ici, nous avons retrouvé deux amis allemands de mon frère, qu’il a rencontré à Christchurch, où nous irons pour la fin du road trip.

La route pour y venir était magnifique ! Toujours cette eau bleue, des montagnes dégradées aux couleurs fauves et des vignes (des pieds français !) vertes.

Après une promenade dans la ville (qui est vraiment petite), sur le port et dans son jardin botanique en bord de mer, nous avons décidé de passer la soirée dans un bar de Cow-Boy. On pouvait y faire du rodéo, jouer aux palets, au billard et boire des grandes chopes de bière (toujours aussi chères !). Une bonne soirée franco-allemande à l’autre bout du monde.

Ici aussi, nous avions réservé un backpack au dernier moment et nous avons eu la chance d’avoir une chambre pour nous 3 sans gros supplément. Par contre, c’est aussi ici que nous avons pris notre première amende pour stationnement. Si c’est écrit « interdit » ou « limité », ne vous y risquez pas pour une nuit. Comme je le disais plus haut, ils ne rigolent pas et l’amende est assez élevée pour une place de parking !

J18 - Sur le port de Queenstown-min

Sur le port de Queenstown

J19 – Village de pécheurs et ruée vers l’or

25 février 2016 en Nouvelle-Zélande

C’était une journée village. Nous nous étions couchés assez tard la veille, il nous fallait un peu de repos !

Tout d’abord Glenorchy, un charmant village de pêcheur au pied des montagnes. Puis Arrowtown connu pour la ruée vers l’or et les nombreux étrangers (surtout des chinois) venus s’installer à la fin des années 1860.

Pour la fin de journée, nous sommes retournés dans ce fameux bar, tout en nous couchant plus tôt. La veille, je n’avais pas pu faire de rodéo !

J19 - Port de Glenorchy-min

Port de Glenorchy

J20 – Canyoning

26 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Cette journée sonnait avec amusement ! Nous sommes partis pendant plusieurs heures avec des professionnels pour jouer avec la nature dans le canyon de Queenstown. Toboggan naturel dans la roche, sauts en haut de roches de plusieurs mètres, escalade, tyrolienne, etc.

C’était vraiment super ! Un budget par contre (200 NZ$ par personne). Nous ne ferons qu’une seule activité comme celle-ci durant tout le séjour.

En revanche, je n’ai aucune photo car à l’époque, je n’avais pas encore de GoPro…

J20 - Prospectus-min

Prospectus

J21 – Milford Sound

27 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Direction les Sounds (fjord) du sud, réputés pour être magnifiques. Il en existe plusieurs. Même si les Milford sont les plus touristiques, nous avons choisi de voir ceux-là car c’est aussi les plus impressionnants.

A vol d’oiseau de Queenstown, nous étions très proches mais avec la montagne, il nous a fallu 4 heures pour rejoindre ces Sounds.

Sur la route, nous avons fait un stop à Mirror Lakes. Malheureusement le soleil n’était pas de la partie, nous avons donc vu aucune réflexion. Mais vous pouvez trouver de superbes photos sur internet.

En revanche, sur cette même route, nous avons vu des paysages à couper le souffle et des fermes en tout genre : vaches, moutons, lamas, daims, etc.

Arrivés à Milford Sound, on monta sur le bateau pour le début de la croisière. Pendant celle-ci, nous sommes passés entre des montagnes tellement hautes que certains sommets étaient encore enneigés (nous étions à la fin de l’été), des cascades tombaient à gros torrents, les dauphins nous accompagnaient et les lions-de-mer bronzaient au soleil ! Puis à un moment, le capitaine fit un stop. Un membre de l’équipage amena des caisses remplis de verres propres qu’il posa sur l’avant du bateau. Le bateau avança ensuite sous une cascade qui remplit les verres en un instant en format quelques arcs-en-ciel. Pourquoi cela ? Pour nous faire goûter l’eau pure de la cascade, même si celle-ci était un peu jaunâtre ! Résultat : elle était bonne et rafraîchissante !

Puis direction le sud de l’île en voiture pour passer les deux prochaines nuits chez l’habitant, à Tuatapere, sur des lits superposés fait maison et matelas de mousse, dans une galerie d’art en pleine campagne.

J21 - Croisière dans le Milford Sound-min

Croisière dans le Milford Sound

J22 – Randonnée autour du lac Manapouri

28 février 2016 en Nouvelle-Zélande

Pour atteindre le début de la randonnée, nous avons dû nous rendre à un petit port pour prendre un tout petit bateau, une barque à moteur.

C’est une randonnée dépaysante en toute tranquillité. Les paysages sont moins exceptionnels mais on s’y sent bien. C’est très vert, il y avait beaucoup de fougères et même des parterres recouverts de lichen. A certains endroits, lorsque nous n’étions pas encore montés tout en haut, les arbres s’écartaient et la plage nous appelait. Comme une plage de sable blanc avec une eau en dégradé de bleu. Et au loin, les montagnes.

Ce soir-là, nous étions vraiment fatigués. Les longues journées accumulées commençaient à se faire sentir. Nous avons décidé de rester tranquillement à la galerie d’art, de nous installer sur des transats disponibles, un peu vétustes, et de se faire une petite salade de fin d’été, toujours en jouant aux cartes avec une bière.

J22 - Sur la route entre les Sounds et Tuatapere-min

Sur la route entre les Sounds et Tuatapere

J23 – La traversée vers la côte Est

29 février 2016 en Nouvelle-Zélande

C’était une année bissextile, surement faite pour que nous puissions voyager une journée de plus !

Nous changions de côte. Sur la route, nous avons décidé de nous arrêter quelques heures à Invercargill, ville la plus au sud de la Nouvelle-Zélande qui donne sur l’océan Austral.

En descendant de la voiture, toujours en shirt/t-shirt, je peux vous dire que le vent très frais nous a pas mal réveillés ! On regrettait pas mal de ne pas s’être habillé plus mais nous n’y sommes vraiment pas restés longtemps. C’était une ville entre Etats-Unis et Angleterre, comme beaucoup dans le pays. L’histoire n’y est pas pour rien !

Puis nous avons repris la route direction Dunedin. C’est bien la seule ville que nous avons vraiment trouvé jolie dans son ensemble. L’architecture venait des premiers colons écossais arrivés en 1848. Mais ce que nous avons surtout retenu, c’est la gare, elle est magnifique, à l’intérieur comme à l’extérieur !

J23 - Gare de Dunedin-min

Gare de Dunedin

J24 – Château Larnach, jardin chinois, plage cachée et livre des records

01 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Non loin du centre de Dunedin en voiture, le seul château de Nouvelle-Zélande nous faisait de l’œil. Nous avons donc pris la route et profité de la journée pour s’éloigner là où bon nous semblait. Se trouvant sur les hauteurs de Dunedin, nous avons aussi pu observer de beaux panoramas sur la route.

C’est un château qui a été construit en 1871 par William Larnach (fils d’un écossais immigré en Australie) car il rêvait d’avoir un chlivrâteau comme en Europe.

C’est un château avec tout le confort que l’on peut trouver à l’époque : chambres, salle de bain avec le tout à l’égout, salle à manger, bureau, verrière avec vue sur jardin, entrée principale avec la devise Sans peur entourée de chats sauvages d’Ecosse ou encore de beaux escaliers en bois pour accéder aux étages. Il est aussi possible de monter sur le toit du château pour admirer la vue entre montagne et mer. Le jardin se visite aussi, il n’est pas très grand mais vous pourrez trouver une grande diversité de plantes plus jolies les unes que les autres. Il possède d’ailleurs aussi ses propres points de vue.

Retour sur Dunedin dans l’après-midi. Visite du jardin chinois. La communauté chinoise est très importante en Nouvelle-Zélande. Beaucoup de chinois ont émigrés dans les années passées pour venir travailler dans ce pays.

Suite à cela, nous avons repris la voiture pendant 15 minutes pour nous rendre de nouveau au bord du Pacifique, mais à un autre endroit que le château. C’est à Tunnel Beach que nous sommes allés. Cette plage, en bas de falaises, est accessible seulement par un tunnel. Celui-ci a été creusé à la dynamite par un fermier afin que sa fille puisse y avoir accès. Attention à la marée montante, ne vous faites pas piéger, les vagues sont violentes.

Pour la fin de journée, nous nous sommes rendus dans un lieu apparaissant dans les livres des records ! A Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde ! Elle mesure 350 mètres de long et est inclinée jusqu’à 35%. Tous les ans à cet endroit se déroule une course de vélo (le plus rapide à monter la côte, on l’a fait à pied, je n’imagine pas à vélo !) ainsi qu’un lâché de bonbons au mois de juillet lors de la fête de la ville. Ça doit être impressionnant !

J24 - Château Larnach-min

Château Larnach

J25 – Les trésors de la nature : des pierres et des pingouins

02 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Nous avons repris la route direction Oamaru avec une escale à Moeraki. Ici, nous avons découvert un phénomène naturel étonnant, des immenses pierres sphériques ensablées sur la plage datant de plusieurs millions d’années. Difficile à y croire, elles sont pourtant bien réelles.

Puis, en début d’après-midi, nous sommes arrivés chez notre nouvelle hôte qui nous offrit le thé. Elle avait aménagé son garage, c’est assez courant je pense en Nouvelle-Zélande puisque ce n’était pas la première fois dans ce road trip que nous dormions dans des garages. Lors de cette petite pause chez elle, autour de nos tasses aussi chaudes que le soleil, nous lui avons confié que nous aurions souhaité voir les pingouins dans la nature, mais qu’aucune information n’était disponible dessus. La seule proposition que nous avions trouvée à l’office de tourisme était de payer pour avoir un siège sous un porche en bord de mer et d’attendre la tombée de la nuit qu’ils reviennent de la pêche. Elle nous confia donc que d’autres endroits gratuits étaient disponibles et commença ses explications. Nous les avons retenu pour la soirée.

Après cette petite pause anglophone, nous sommes partis à la découverte de la ville et de ses hauteurs où vivent les pingouins bleus et à œil jaune. Nous avons marché quelques temps sur la côte du Pacifique, observé un lion de mer chasser et tout à coup… Un bébé pingouin bleu ! Caché dans son terrier, nous ne l’avions pas vu. Bon, en vérité, mon frère a remarqué quelque chose bouger, j’ai attendu 1 heure et demi devant le trou étant persuadée que c’était un pingouin et moquée par les garçons qui me trouvaient un peu trop rêveuse ! Pourtant, la patience paie. Au bout d’un moment, il finit par se retourner complètement et on put apercevoir une petite aile puis sa tête encore plein de duvet ! Quelle belle surprise ! Lorsque nous sommes revenus chez notre hôte pour dîner avant la tombée de la nuit, je me suis empressée de lui montrer la vidéo du pingouin (que je mettrai en ligne lorsque j’aurai écris tous les articles sur ce pays mais vous pouvez déjà retrouver une photo dans l’article Sunshine Blogger Award). Elle était surprise et nous a avoué que l’on avait eu beaucoup de chance !

Après un repas rapide, il était temps de retourner en bord de mer sur un des spots qu’elle nous avait indiqué.  La nuit était tombée, les pingouins rentraient de leur journée de pêche. Il est bien sur interdit de les toucher, de les effrayer ou même les encercler. Ils doivent être libres de leurs mouvements. Des « gardes-pingouins » veillaient à ce que tout se passe bien.

J25 - Moeraki boulders-min

Moeraki boulders

J26 – Le lac Tekapo et son eau transparente

03 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Aujourd’hui, nous nous enfoncions dans les terres pour une randonnée sur le Mont John avec vue sur le lac.

D’ailleurs, le village de Tekapo est connu pour avoir l’air le plus pur de l’hémisphère sud !

A la fin de la randonnée, nous avons profité du beau temps pour piquer une tête dans le lac. L’eau était bien gelée mais tellement transparente. Lorsque je nageais à côté des canards, je voyais leurs palmes bouger dans tous les sens ! La transparence de l’eau est due à ce que l’on appelle Rock Flour (farine de roche), soient des particules de roches en suspension dans l’eau qui provient des glaciers.

Puis, retour vers la côte, direction notre avant dernier stop pour y passer la nuit : Timaru. C’est ici que l’on mangea pour la deuxième fois au restaurant. Je ne sais pas vous, mais quand on voyage, il y a toujours un moment où notre nourriture française nous manque. On se rend vraiment compte de la qualité de nos aliments et de notre cuisine. Alors un petit restaurant de temps en temps, même si la vie est assez chère dans ce pays, ça ne fait pas de mal !

J26 - Vue sur le lac Tekapo-min

Vue sur le lac Tekapo

J27 – Vers la fin du road trip

04 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Ce jour-là, nous ne nous sommes pas levés tard afin de profiter d’un petit tour dans Timaru. Bord de mer, sphère ouverte au public avec énormément de perroquets, nous nous sommes dégourdis les jambes avant de reprendre la route.

Arrivés à Christchurch dans l’après-midi, nous avons d’abord rendus la voiture avant de profiter de la ville. En revenant, nous sommes passés par la cathédrale anglicane en reconstruction (détruite à cause d’un gros tremblement de terre dont je parle plus bas ↓) et par de nombreux quartiers puisque nous rentions à pied.

Le soir, nous sommes arrivés dans l’ancienne collocation de mon frère. Il y était resté presque 8 mois sur l’année qu’il venait de passer dans le pays. C’est eux qui nous ont accueillis, et ce, pendant le reste du séjour. Une bonne bière autour d’un feu de camp, pendant quelques heures de la nuit.

Nous avons choisi de nous arrêter ici, de profiter de mon frère les 4 derniers jours (il partait en Australie ensuite pour 2 ans). Mais si vous faites un parcours similaire, que vous avez encore un peu de temps, remontez un peu plus haut à Kaikoura, sur une ou deux journées, c’est un super endroit pour observer baleines et dauphins.

J27 - Shère aux peroquets à Timaru-min

Sphère aux perroquets à Timaru

J28 – Re:Start

05 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Ce jour-là, nous avons choisi de visiter le quartier Re:Start. Ce nom évocateur faisant référence au tremblement de terre de 2011 qui a détruit une bonne partie de la ville. Depuis, des préfabriqués colorés se sont installés à un endroit afin de rendre la ville et l’ambiance plus plaisante. Vous y trouverez des magasins mais aussi de nombreux foodtruck en extérieur. La cuisine est sympa, souvent du monde. Un bon endroit pour passer un moment entre amis.

Pour l’après-midi, c’est avec tous les copains que nous sommes partis nous détendre à la plage. L’eau était une fois de plus froide, l’île du sud n’est pas l’endroit le plus favorable du pays pour se baigner, préférez l’île du nord !

J28 - Habitation typique dans Christchurch-min

Maison typique de Nouvelle-Zélande

J29 – Quartiers commerçants et panorama de la ville

06 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Le soleil brillait toujours. Après une visite des quartiers commerçants de la ville, nous avons décidé de monter en haut du Mont Victoria pour avoir une vue panoramique de la ville. Et je peux vous dire qu’elle est immense ! Il faut savoir que c’est la deuxième ville du pays après Auckland et avant Wellington et qu’elle concentre seulement 7% de la population (contre 30% pour Auckland). Vous l’aurez compris, l’île du sud est beaucoup moins peuplée.

J29 - L'immense ville de Chistchurch du haut de Mont Victoria-min

L’immense ville de Chistchurch, au loin, du haut de Mont Victoria

J30 – Street art

07 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Pour notre dernière journée, nous sommes partis à la recherche des œuvres d’art de rue de la ville.
Suite au tremblement de terre, la ville a décidé de payer des artistes pour qu’ils peignent les murs de certaines ruines ou certains bâtiments afin d’égayer le paysage urbain. C’est vrai que c’est une ville qui a beaucoup souffert et parfois, les seules touches de couleurs sont les plots oranges qui délimitent le périmètre de sécurité.

L’office du tourisme propose donc une brochure avec toutes les œuvres existantes dans la ville. Et c’est vous dire qu’il y en a ! Des kilomètres de marche !

Pour cette dernière soirée en Aotearoa (Nouvelle-Zélande en maori), nous sommes retournés au restaurant. Nous n’avions plus de voiture et la ville est grande. Nous n’avions pas non plus envie de prendre le bus. A la colloc, des vélos étaient disponibles. Le casque en Nouvelle-Zélande est obligatoire, peu importe le type, sous peine d’amende. Comme nous n’en avions pas mais que certains amis de mon frère travaillaient dans le bâtiment (travail courant en ville pour les visas Vacances Travail), nous avons pédalé avec des casques de chantier sur la tête. Pas toujours pratique !

J30 - Street art à Christchurch-min

Street art à Christchurch

J31 – Le retour

08 mars 2016 en Nouvelle-Zélande

Retour en France. Nos heures de vols devaient être moins longues mais c’était sans compter sur une tempête à Dubaï qui nous retarda de 5 heures et me donna la frousse en avion comme je n’avais jamais eu !


Alors, vous embarquez ?

→ J’ai aussi partagé quelques photos supplémentaires de la Nouvelle-Zélande dans l’article Sunshine Blogger Award. Vous y retrouverez aussi d’autres voyages.

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